Toutes les Revues N° 19 - ÉTÉ 2008

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
PORTRAIT - Rencontre en Pays Basque
Quelques éléments de réflexion…
PALOMBE ET RUGBY - Jean-Louis BERNES,
Champion de France avec Agen en 1976.
Mon grand-père nous racontait…
SOCIÉTÉ - Autour d’elles…  je ne veux qu’ailes
ANCP - Enquête « Palombières » : Saison 2007
L’A65 serait-elle une impasse?
DOSSIER - L’art du recyclage
Règlement interne de la cabane 
MIGRATION - Le mystère du retour
PASSION - La chasse à l'eau
HISTOIRE - La belle énigme d’un capitaine d’Empire
TECHNIQUE - Les appeaux multiples
La tête dans le ciel…
ITALIE - L'abbé Johan Gregor Mendel et les « Volantini ».
LES RECETTES DU PALOUMAYRE
La loi et le droit au coin du bois gersois

 
EDITO

Chasse et écologie...

Je sais que pour beaucoup les mots chasse et écologie sont aussi antagonistes que l'eau et le feu, mais en réfléchissant un peu on s'aperçoit que les deux positions ne sont pas si éloignées que celà. Je ferai la différence entre l'antichasse viscéral ne supportant pas que l'on tue un animal, et le véritable écologiste qui peut parfois accepter que l'on tue un animal dans certaines circonstances.
Je mettrai donc de côté le premier cas avec qui toute discussion est impossible comme avec tout intégriste et m'intéresserai au second avec qui la discussion est encore envisageable. Ayant participé à des sorties dans la nature avec des non-chasseurs anti-chasse, je me suis rendu compte que nous n'étions pas si éloignés que ça et que comme moi, ce qui les intéressait était la rencontre avec les animaux. Ils se sont vite aperçus que je n'étais pas le sanguinaire qu'ils imaginaient, quant à moi j'ai compris qu'il n'en fallait pas beaucoup pour qu'ils deviennent chasseurs. Je pense que cela dépend beaucoup de l'éducation reçue et du milieu familial. J'ai longtemps regretté qu'il n'y ait pas plus de passerelles entre les chasseurs et les véritables écologistes, aussi quand j'ai appris l'existence d'une nouvelle association de chasseurs écologistes, j'ai tout de suite adhéré. Mais il n'est pas facile d'avoir le cul entre deux chaises, même si en théorie, le centre est le point d'équilibre, dans les faits, il en est autrement. Le nouveau parti politique centriste français en a fait les frais aux dernières élections. Au premier tour tout le monde adulait le centre, mais quand il a fallu se prononcer réellement, chacun a rejoint ses bases.

Peut-on être écologiste et chasseur ?
A cette question je répondrai NON ! Pas dans le sens politique du terme, mais je me sens profondément écolo quand je mange bio, quand je mange le poisson que je viens de pêcher, mais aussi quand je prépare la palombe que je viens de TUER à la palombière. A ce propos, je dis bien tuer et non prélever, terme si souvent utilisé pour être politiquement plus correct ou pour ne pas choquer le grand public. Le monde de la chasse a pris l'habitude d'éviter les termes qui fâchent, mais à force d'aseptiser notre activité on risque de perdre notre âme. De toutes façons, nos opposants ne sont pas dupes, seuls les sans opinon peuvent basculer d'un côté ou de l'autre. En général, ils penchent vers nos opposants, jusqu'au jour où ils sont confrontés à un problème de dégâts ou de déprédation (la souris dans le placard ou la taupe dans la pelouse…) Et là, ce sont souvent les plus radicaux.

De « l'écolo » à toutes les sauces
Je viens de recevoir ma nouvelle facture de téléphone qui est "écologique" avec le logo du WWF, le panda. Les nouvelles voitures deviennent « écolos » même si pour les construire on utilise toujours du plastique et d'autres produits aussi nocifs pour la nature.
Suivant la définition du dictionnaire, l'écologie est la science de la nature, rien à voir avec le parti du même nom. Pourtant les opposants à la chasse se sont approprié le terme si bien qu'être «écolo» chez les «bobos» est branché, alors que chez les chasseurs, c'est devenu une insulte.

Philippe Ducos, Rédacteur en chef

EXTRAITS D'ARTICLES
  • Dossier: L'art du recyclage
  • Migration: Le mystère du retour
  • Technique: Les appeaux multiples
 
LA RECETTE

Escaoutou au foie gras, effilochée de pleurotes et barraganes :

Ingrédients pour 4 personnes :
 - 1 litre de bouillon (de poule, de bœuf, de légumes…)
 - + ou – 100g de farine de maïs ( selon son pouvoir épaississant)
 - 100g de greuilh (fromage de brebis frais) ou de fromage frais, mascarpone…
 - une douzaine de pleurotes de taille moyenne
 - une tranche de jambon
 - 4 barraganes (poireaux sauvages perpétuels)
 - 1 petit lobe de foie gras de canard frais
 - Beurre, sel poivre.

Progression de la recette :
 - Porter à ébullition le bouillon et verser en pluie la farine de maïs en remuant énergiquement au fouet. Ajouter le greuilh et l’incorporer délicatement. Réserver au chaud dans un plat de service en terre.
 - Faire fondre un peu de beurre dans une poêle et faire  revenir la tranche de jambon émincé, puis les pleurotes et les barraganes taillées en sifflet. Disposer sur l’escaoutou gardé au chaud. Reprendre la poêle et la remettre au chaud pour cuire le lobe foie gras coupé en 4 tranches, saler poivrer et disposer sur le plat de service, servir le tout bien chaud. Déguster un Madiran pas trop tannique ou un Jurançon demi-sec. 

Matelote d’anguilles au Jurançon :
Tailler en mirepoix un peu de céleri, carottes, poireaux des vignes, cèbes. Faire revenir à la graisse de canard avec des dés de jambon puis mouiller avec un peu de fond brun de volaille ou de veau et un demi-litre de jurançon sec. Faire cuire à petit bouillon 30 mn. Cuire les tronçons farinés de très grosses anguilles au beurre clarifié et faire dorer. Egoutter et mettre dans la cuisson, rectifier l’assaisonnement, cuire à frémissement jusqu’à que les anguilles soient moelleuses à la pression des doigts.
LE TRUC d’Alain Darroze : les grosses anguilles ont la réputation d’avoir un goût de vase, alors prenez soin d’enlever le cœur (ce filet de sang niché tout au long de l’arête centrale) et rincez au vinaigre et eau claire.

Potée du pêcheur en croûte :
Dans une sauteuse, faire tomber un demi-chou émincé, un oignon haché, 2 têtes d’ail écrasées, ajouter un verre de vin blanc, cuire à couvert 10mn, ôter le couvercle, laisser cuire jusqu’à évaporation du jus et ajouter (ou non) une cuillère de crème double. Disposer de carottes et de pommes de terre cuites à l’eau et une boite de haricots blancs.
Dans une cocotte en porcelaine (individuelle) du style soupière « tête de lion » mettre une cuillère de fondue de chou puis disposer à votre convenance différents poissons : Filets de perche enroulés, darne de grosse truite ou de sandre, brochet… queues d’écrevisses, tronçons de grosse anguille pochés au court-bouillon 5mn et les légumes cuits (carotte, pomme de terre, haricots) . Mettre une giclée de citron et recouvrir d’une pâte feuilletée passée à l’œuf de chaque côté, saupoudrer d’une pincée de graines de pavot, cumin ou sésame. Cuire à four préchauffé à 210° 15 à 20mn.

Le truc d’Alain Darroze :
Cette recette est délicate, il faudra veiller à ce que les morceaux de poissons aient la même taille pour avoir une cuisson correcte et uniforme, ils auront été salés et poivrés avant d’être disposés. Tous les éléments de la recette doivent être froids dans la cocotte. Le tout cuira ou sera réchauffé le temps que la pâte feuilletée cuise. Servir 10mn après la fin du temps de cuisson.

Alain Darroze

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