Toutes les Revues N° 23 - ÉTÉ 2009

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
APRES KLAUS - La passion est la plus forte
PALOMBE & RUGBY - Jacques CAZAUMARTIN : Histoire de deux passions
SOCIÉTÉ - La place des femmes au cœur de la passion
APRES KLAUS - Les paloumayres de Luxey veulent encore chasser
ETRANGER - Au Mexique: La palombe est toujours l’oiseau sacré des indiens mayas
Les oiseaux de nos forêts
Dictionnaire Universel d’Agriculture et de Jardinage
TECHNIQUE - Les sols ou pantes horizontales
PORTRAIT - Mickey Balès
Trois questions à un spécialiste
LES ARBRES  - Les problèmes sanitaires sur le pin maritime
GIFS - Balise argos: une migration tardive
La tête dans le ciel…
ITALIE - PROJETTO COLOMBACCIO
LES RECETTES DU PALOUMAYRE

 

 
EDITO

Et pourquoi ne pas replanter une autre essence ?

La dernière tempête subie par les sylviculteurs du sud-ouest pourrait bien remettre en question les modes de culture et l’hégémonie du pin maritime dans le massif des Landes.

Serait-il temps de repenser un mode de production forestière plus en adéquation avec la nature? La monoculture du pin maritime, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, montre ses limites. Mais que faire? Depuis Brémontier, en 1784, le pin maritime est devenue la norme, pourrait-on envisager d’autres essences d’arbres ? Il faut dire que les espèces adaptées au sol landais ne sont pas pléthore mais quelques-unes pourraient être expérimentées. Je pense à des espèces locales déjà exploitées au début du siècle dernier comme le chêne liège qui avait fait la fortune de certains secteurs du sud-ouest avant que la production ne soit délocalisée au Portugal. Les applications du liège sont nombreuses, outre la bouchonnerie, une tradition de l’Albret (Nérac - Mézin - Lavardac), le liège peut être utilisé comme isolant phonique ou comme plaques décoratives. Je pense aussi à l’acacia, une espèce peu exigeante en  matière de sol qui pousse très bien dans le sable et dont les applications sont nombreuses. Du traditionnel piquet, utilisé pour les clôtures ou les montants de couloir de palombière, mais aussi au parquet dont le veinage jaune est très décoratif. Sans compter sur ses qualités mécaniques, très résistant, l’acacia est imputrescible, d’ailleurs il commence aussi à être utilisé pour le mobilier de jardin pour lequel il peut sans complexe remplacer le teck importé d’Asie, dont la «culture» commence à poser des problèmes environnementaux. L’acacia une fois coupé rejette de la souche et peut repartir pour une génération de plus sans être replanté. Bien sûr, je jette ici sur le papier quelques exemples sans aucune approche scientifique mais des spécialistes pourraient étudier d’autres essences qui seraient une alternative au pin maritime. Ce serait alors pour moi qui suis née dans la forêt de pins un crève-cœur, comme cela a dû l’être en 1800 pour tous les amoureux des marais et des dunes quand ils ont vu apparaître les premiers pins, alors peut-être faudra-t-il en passer par là?


Philippe Ducos, rédacteur en chef

EXTRAITS D'ARTICLES
  • SOCIÉTÉ
  • APRES KLAUS
  • TECHNIQUE
 
LA RECETTE

Bio? Bio! BIO?!… Mouais!


Je me faisais fustiger Il y a 2 ans car je me réjouissais parce qu'un homme de terrain allait prendre les rênes du ministère de l’environnement; on m’a taxé de soutenir aveuglément les fraîchement élus alors que sur l’échiquier allant de gauche à droite et inversement, je ne me suis jamais situé et encore moins exprimé, étant plus à gauche ou plus à droite que mon voisin je me permets, quand une idée est bonne ou mauvaise et d’où qu’elle vienne de dire mon approbation, mes doutes ou mon opposition.
M. Juppé de la campagne landaise s’est fait battre, tant pis, notre pays est assez fort pour se passer d’une telle matière grise! On nous a mis M. Borloo de Valenciennes dans le Nooord, avec ses préoccupations citadines, à voir les consultants du Grenelle de l’environnement, il n’y avait presque que des verts fluo-paillettes, les autres étant des industriels, majoritairement, quelques professeurs parfois poussiéreux et des représentants de ce monde agricole qui roule en grosse voiture allemande… les verts kakis-cals aux mains comme nous, que nenni! on a été invités à rester pour méditer ou maudire, dans nos palombières, dans nos jardin bio-diversifiés, écartés de toute suggestion éventuelle de bon sens et d’expériences.

BIOBIOBIO, on devient tous bio, c’est formidable.
Ici ou là, je lis que des maires entaillent leur budget pour mettre du bio à la cantine!!! Bravo!
Il y a quelques 20 ans, l’ami Jean Luc Petitrenaud avait créé la journée du goût de manière à sensibiliser nos bambins aux saveurs fondamentales, à savoir : acide, amer, salé, sucré. Nous leurs expliquions, le temps d’une matinée à l’école, les alliances de goûts, les produits, leurs provenances, l’équilibre alimentaire pour la santé… riche et bonne idée saluée unanimement par le pouvoir, les parents, les médias. Cette journée fut vite sponsorisée et récupérée par les fabricants de caries et de diabète…le sucre. Cette journée passa en semaine du goût, récupérée par la grande distribution, ces pays où la vie est moins chère, où on ne parle que de prix. Ces gens qui s’en mettent plein les fouilles en créant les faillites de petits producteurs en les payant peu, en rémunérant scandaleusement mal leur personnel, qui cautionnent l’esclavage en achetant les produits de l’Asie qui fabrique nos chômeurs. L’essentiel est que le consommateur (celui qui consomme, bref le citoyen-pigeon) s’y retrouve et ait l’impression de ne pas payer cher tout en creusant la tombe de ses enfants (…).

Quelques confiseries

Comme à tout temps ses recettes, voici une copie d’un ouvrage de M.DCCC.VI, c’est vous dire si c’est vieux; et c’est grâce à ces gens-là que nous avons maintenant le caram’bar, le chamallow, les macarons de Pierre Hermé, alors ne jetons rien et gardons de tout, la substantifique moelle si chère à Rabelais. Bon appétit et vivement l’automne!

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