Toutes les Revues N° 7 - ÉTÉ 2005

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES
HISTOIRE - Depuis l’Egypte ancienne
4 saisons de travaux (suite)
DOSSIER - Les arbres de la palombière 3ème partie
                    “Les ravageurs des feuillus”
ASTUCE - L’espérac
PRATIQUE - Dans quels bois nos enfants monteront-ils leur palombière ?
PALOMBE ET RUGBY - Christophe Coro
SÉCURITÉ - Allo, maman bobo
TERROIR - Un parisien atteint…
Nos amis les arbres
DOSSIER - le grand débat…
CHIEN - Sage aux bruits d’ailes
LE PIGEON SUR FIL
ENQUÊTE - Le bonheur est dans le “jouquet”
UN HOMME ET SA PALOMBIÈRE  Gilles Falga ou l’art de l’élevage
LA TÊTE DANS LE CIEL…LES PIEDS DANS L’EAU
LES RECETTES DU PALOUMAYRE

 
EDITO

Lorsque tu chéris ce bois, si changeant au fil des saisons, que tu l’entends protéger par dessus tout, surtout ne change rien…

Lorsqu’en sortant, à la nuit, dès le premier pas à l’extérieur, tous tes sens se mettent en alerte… Quel vent fait-il ? Comment est la lune ? Ecoutons voir si la grive, si l’alouette…Surtout ne change rien…

Si tes enfants, comme les miens, attendent avec impatience « la nuit des grues » cette nuit de grand chamboulement migratoire durant laquelle les « cri, crou » puissants marquent l’aller ou le retour, surtout ne change rien…

Lorsque, depuis la « gueyte », tu essais d’imaginer ce que voient les oiseaux lors de la pose et comment situer le nouvel appelant pour qu’il soit naturel, surtout ne change rien…

Lorsque la bouffée d’émotion t’étreint, générée par une pose ou une prise, et que seul le partage de ces instants entre amis permet de les dire tellement ils sont forts et intimes, surtout ne change rien…

Lorsque, pour la énième fois, tu constates que l’on est serein et heureux à la « gueyte », que la discussion avec les participants fait revivre les anciens, que l’histoire fonde ta pratique, surtout ne change rien…

Lorsque tu souris gentiment à la panique qui s’empare du chasseur novice voyant l’oiseau mythique marcher sur la branche, surtout ne change rien…

Lorsque la communion est là, tous envahis par l’essai de ne pas gêner les autres, de réaliser ensemble une bonne et belle salve, qu’ensuite les éclats de discussions vont bon train, exutoires après l’effort de concentration intense, surtout ne change rien…

Lorsque chacun donne de soi lors du repas, faisant apprécier aux convives ce qui lui paraît être le meilleur, surtout ne change rien…

Ainsi, ami Paloumayre, lorsqu’une pratique cynégétique s’appuie sur de telles valeurs de partage et de respect écologique, sur une telle débauche de ressentis et d’émotions communes, alors, il faut la faire connaître au plus grand nombre pour la pérenniser.

Robert Niéto, directeur de la publication

EXTRAITS D'ARTICLES
  • Dossier
  • Le pigeon
  • Pratique
 
LA RECETTE


Eclade de moules


C’est un jeu à faire avec les enfants, tradition d’entre le bassin d’Arcachon et la Palmyre.
Plantez un clou au milieu d’une planche épaisse et coincez-y, cul en haut, une moule debout, puis une autre et encore une autour de ce pivot métallique, encore une autre et encore ; les petites mains des enfants sont nécessaires pour maintenir cet édifice fragile qui se forme moule après moule en spirale sous vos yeux. Si ça tombe, à la grande joie de vos chérubins, recommencez, vous êtes en vacances et l’apéro attendra.
Une fois la planche recouverte de cette énorme spirale mytilicole, aspergez d’un peu de vin blanc sec, laissez-y tomber dessus un peu de thym, d’échalote ciselée et d’herbes au choix, recouvrez d’aiguilles sèches de pin en épaisseur de 20 à 25 cm et mettez-y le feu. Epoussetez les cendres en ventilant avec un carton rigide et que chacun se serve : un régal ! et les mômes seront ravis de noircir leur frimousse sans se faire houspiller.

Soupe d’herbes buissonnière 

Ramassez des feuilles de consoude de mauve, d’orties, de cresson, chénopode bon henry… et autres (voir livre). Laissez tremper 5 mn dans de l’eau fraîche additionnée d’une goutte d’eau de javel. Rincez abondamment et ciselez.
Dans un bouillon léger de viande dans lequel vous faites cuire 35 mn, un poing de riz rond, mettez-y vos herbes et cuisez 5 petites minutes. Passez au mixer puis dans une passoire. Vous pouvez mettre un peu de crème fraîche ou une belle noix de beurre.
Servez avec quelques croûtons à l’huile d’olive frottés à la barragane.

Omelette aux asperges sauvages à l’ail d’ours

Ramasser les “ripounchous” ou asperges sauvages (25 cm à partir du bourgeon floral) faire des coupes de 1 cm et les faire fondre légèrement au beurre ; ajouter des feuilles d’ail des ours. Laisser à feu très doux 8 mn et incorporer aux œufs battus (3 par personne) ; cuire et façonner votre omelette.
Servir avec une salade de pissenlits agrémentée de cresson et de fleur de mauve.

Râble de chevreuil aux pousses d’épicéa

Il vous faut impérativement un congélateur soit pour conserver le morceau de chevreuil jusqu’au printemps soit pour congeler les jeunes pousses d’épicéa en attendant de ramener à l’automne un joli brocard (recette seyant aussi au cocon ou à l’isard, au ragondin ou au lièvre mais pas à la belle-mère).
Mettez simplement votre râble ou (autre rôti) salé, poivré, à four chaud 220°, et un peu d’huile d’olive. Arrosez souvent et faîtes cuire un peu plus que saignant. Afin de déglacer, versez au fond du plat, un verre d’eau et une cuillère de vinaigre ; puis glissez sous le rôti, un petit tapis de jeunes pousses d’épicéa. Cuire la bête “à la goutte de sang”. Servir avec des pommes de terre sautées aux pignons.

Alain Darroze

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