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Palombe&tradition N°16

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
MIGRATION - Quels effectifs cette saison ?
PALOMBE ET RUGBY - guillaume BOUIC enfant de la lande et du rugby.
Quelques éléments de réflexion sur le devenir de notre gibier favori.
CHIEN - Sagesse au grand gibier.
DROIT DE REPONSE - Une chasse responsable.
ESSAI - Le superposé RIZZINI ALBION
PANTIERES - Sportifs les paloumayres !
LES PREVISIONS DE PASSAGE 2007
TRIBUNE LIBRE
DOSSIER - Accusé levez-vous : Le grand Sud-Ouest
PASSION - La maladie bleue du docteur Galabru
DOSSIER TECHNIQUE - Pourquoi de nombreux paloumayres manquent les palombes posées ?
TECHNIQUE - Les volières de sol.
La tête dans le ciel…
ITALIE - Les anciennes traditions de chasse...
LES RECETTES DU PALOUMAYRE
PROTRAIT - Bernard Steinbach viticulteur chasseur.

Edito

« Les chasseurs sont tous des cons ! »

C’est ce que l’on a pu entendre dans l’émission de télévision de Laurent Ruquier de la bouche de son chroniqueur vedette Gérard Miller. Je me suis senti tout de suite blessé par cette maxime si souvent entendue. Mais là, c’était dans la conversation et ça a claqué comme une évidence que personne n’a relevée…

Sachez, M. Miller, qu’il y a effectivement des cons dans la chasse, mais pas plus qu’ailleurs, et sûrement autant que chez les psy. ou dans toute autre catégorie socioprofessionnelle. Nous sommes toujours le con de quelqu’un. Sachez, M. Miller, que la chasse est un mal nécessaire pour rééquilibrer la faune de nos campagnes et limiter certaines nuisances. S’il n’y avait pas de chasseurs, il faudrait payer des fonctionnaires pour réguler les nuisibles ou le grand gibier. Je sais bien que nous sommes les mal-aimés du grand public, en majorité des citadins qui ignorent  la réalité de nos campagnes. Sachez que ce qui nous fait aimer la chasse est autre chose que tuer, même s’il faut en passer par là, c’est tout ce qu’il y a avant la mort de l’animal. L’approche ou le chant de la meute pour le grand gibier, la traque ou l’écoute de son chien pour le bécassier, la patience et la technique pour la paloumayre et le plaisir de prélever dans la nature, le même que celui du chercheur de champignons, s’approprier un bout de nature. Pourquoi ne s’offusque-t-on jamais du pêcheur amateur qui attrape le poisson par la bouche ou pire qui quelquefois relâche sa prise après l’avoir combattue uniquement pour le plaisir. Et que dire de la pêche industrielle qui prélève dans ses chaluts sans distinction de taille ou d’espèce des tonnes de poissons agonisants ou écrasés vivants dans les filets. 
Ou alors êtes-vous l’anti-chasse viscéral, ne supportant pas la mort d’un animal, aussi n’utilisez-vous jamais d’insecticide ou de tapettes pour les souris, ne mangez-vous jamais de viande ou de poisson, et n’êtes-vous jamais chaussé ou vêtu de cuir. Peut-être êtes-vous un de ceux qui délèguent à leur boucher le sale travail quand ils achètent un steak. Voyez, monsieur Miller, ce n’est pas si simple qu’il y paraît de balancer des lieux communs au grand public. Ceci dit, je continuerai à regarder votre émission que je trouve sympa, mais n’oubliez pas que nous sommes des milliers à la regarder, des cons mais aussi des moins cons, des homos, des hétéros, des noirs, des beurs, des blancs et tout ceux qui font la société dans laquelle nous vivons… des anti-chasse mais aussi des chasseurs.

Après ce coup de gueule, je vais vous parler un peu de palombe. Voilà une nouvelle campagne qui se profile, souhaitons qu’elle ne ressemble pas à la précédente qui fut désasatreuse pour beaucoup d’entre nous. Mais les paloumayres ne sont pas gens à baisser les bras, des mauvaises saisons il y en a déjà eu et malheusement, il y en aura d’autres, souhaitons le moins possible. Notre ami Patrick Barnabé s’est risqué une fois encore au jeu des pronostics, et si on veut bien le croire, cette année le passage devrait commencer assez tôt, autour du 5 octobre et être d’après son graphique assez régulier.
Je vous souhaite bonne chasse à tous et qu’Artémis s’invite dans vos palombières, je suis certain que vous saurez la recevoir.

Philippe Ducos, rédacteur en chef

Essai:

Le superposé RIZZINI ALBION

Nous avons essayé pour vous le superposé RIZZINI ALBION

Les frères RIZZINI, Emilio et Battista, avaient fondé une armurerie familiale qui produisait des armes à canon lisse, dans la plus pure tradition italienne. Ils finissent par se séparer et Emilio, qui épouse une fille FAUSTI, autre grand fabricant d’armes, fonde avec elle l’un des plus gros groupes armuriers d’Italie.

L’ALBION est fabriqué en deux versions, une traditionnelle en acier, une autre light en Ergal, alliage très utilisé dans la fabrication des armes modernes. Les deux versions sont produites en deux calibres 12 et 20. RIZZINI a vraiment pensé à tout puisque l’on peut bénéficier d’une version double détente pour ceux qui n’arrivent pas à se faire au sélecteur, ou une version mono détente pour ceux qui n’arrivent pas à changer de détente pour répéter.

La version lourde en acier a une gamme bien moins étoffée. On trouve 3 versions avec une seule longueur de canon, 71 cm. Calibre 12 en mono et double détente et calibre 20 en mono détente uniquement. Toutes les versions sont équipées d’éjecteurs automatiques. La version light est très diversifiée, on y trouve douze versions en 2  calibres 12 et 20 en 3 longueurs de canons 61 – 66 – 71 cm, en mono ou double détente, toutes équipées d’éjecteurs automatiques.

Les canons
Une seule longueur 71 cm pour la version acier, 3 longueurs 61 – 66 – 71 cm pour la version light. Ils sont tous équipés de chokes variables intérieurs très faciles à changer grâce à une clé bien adaptée, mais si vous avez oublié la clé, vous ne pouvez pas les changer manuellement car il n’y a aucune partie extérieure au canon, ce qui esthétiquement est parfait.

Toutes les armes sont livrées avec 5 chokes différents, 2 montés sur le fusil, 3 dans un coffret avec la clé de montage. On va du Full au skeet en passant par 1/4 - 1/2 - 3/4. Les chokes font 5 cm de long ce qui assure une bonne prise de choke pour les plombs en version skeet – 1/4 et 1/2. Pour le 3/4 et le full quelques centimètres de plus auraient sûrement amélioré les qualités de la gerbe et les performances de l’arme.

 


En finition vieil argent, elle reste très sobre en matière de gravures. Une bécasse en vol à gauche et une perdrix à droite, couleur or, donnent à l’ensemble un aspect agréable pour une arme de série.
Fermeture
La clé actionne un seul verrou plat et transversal. Ce verrou, placé très bas, suffit largement pour assurer une bonne fermeture. Comme sur toutes les armes industrielles on ne peut pas dire que l’ouverture et la fermeture soient des plus souples, ce qui est normal sur une arme neuve, après quelques tirs, les choses s’améliorent [...].

Technique :

Les volières de sol

Depuis que la chasse à la palombe existe le paloumayre n’a cessé grâce à son intelligence, d’améliorer ses techniques de capture avec plus ou moins de réussite, sachant que chaque fois, rien n’est acquis. Les palombes, avec leurs exceptionnelles facultés d’adaptation, remettent en question chaque trouvaille au bout de quelque temps, c’est pourquoi le paloumayre doit innover en permanence.

Comme la plupart des grands principes utilisés pour la chasse traditionnelle des palombes, celui-ci est basé sur l’observation. Cette nouvelle technique consiste à exploiter la grégarité des palombes pour les amener au sol où sont placés les filets. L’idée a dû germer dans l’esprit d’un paloumaye qui ayant échappé quelques palombes de sa volière s’est aperçu au bout de quelque temps que ces palombes étaient revenues et restaient à proximité de celle-ci. L’instinct grégaire, toujours lui, a fait qu’elles sont revenues où se trouvait la plus grande partie de leurs congénères. C’est ainsi qu’une nouvelle technique de chasse a vu le jour il y a quelques années dans nos palombières au filet : « les volières de sol ». Quelques chasseurs ont imaginé, placer près des sols des volières avec quelques palombes en liberté à l’intérieur [...]

 

Dossier technique : Pourquoi de nombreux paloumayres manquent les palombes posées?

A cela il n’y a que deux explications : une mauvaise vue ou une mauvaise prise de visée. Pour mieux comprendre ceci nous allons comparer le tir à plomb avec arme à canon lisse, au tir à balle avec arme à canon rayé.

Les erreurs liées à une mauvaise vue

L’œil fonctionne mécaniquement, un peu comme un objectif ou un zoom d’appareil photo, de caméra ou de caméscope. Essentiellement grâce à la pupille qui s’ouvre ou qui se rétracte en fonction de la lumière ambiante et de la distance à laquelle on veut voir quelque chose, les réglages se font automatiquement et l’image doit être correcte. Ces données sont reprises par le cristallin qui lui aussi joue un rôle important.
Chez l’homme tout prend de l’âge, y compris l’œil. Si les muscles et par la même occasion les membres sont moins souples les mouvements sont moins rapides et souvent un peu douloureux. L’œil, comme les muscles devient avec l’âge « moins souple » et il perd petit à petit cette faculté d’adaptation quasi-instantanée qu’il avait dans sa jeunesse et qui permettait d’avoir toujours une bonne vision des choses. Ceci se traduit par une vue souvent floue. En fait lorsque l’on vise avec une arme, l’œil est particulièrement sollicité, car il doit gérer 3 images, à 3 distances différentes, les faire se superposer tout en redonnant une image parfaitement claire de l’élément le plus éloigné. L’œil doit prendre en compte la bande du fusil ( ou le cran de mire ), le point de mire et au final le gibier. Lorsque l’œil n’est plus capable de réaliser ces prouesses, on se trouve avec un flou, qui peut se situer suivant les individus, soit entre la hausse ( cran de mire ou bande ) et le point de mire, soit entre le point de mire et la cible. Quel que soit le cas, la vue est mauvaise et le tir souvent approximatif [...]

 
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