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Palombe&tradition N°21

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
Autour d’elles.... - Tuer du gibier, pourquoi?
LEGISLATION - Pyrénées-Atlantiques
PALOMBE ET RUGBY - Olivier Laurent: «Joueurs de rugby et chasseurs de palombes partagent les mêmes valeurs !»
TRADITION - Débardage à cheval
SOCIETE - Sare : La saison estivale de la Palombe
MIGRATION - Le très grand truc de la Saint-Luc
SOCIETE - Palombière: une seconde vie pour jeunes retraités
LOIN DU SUD-OUEST - Les délices de l’attente automnale
Les palombes et l'Italie
DOSSIER - La forêt landaise
AUTOROUTE - L'A65 perturbe la migration
ITALIE - Tout ou rien un étrange passage d'automne en effet!
LES RECETTES DU PALOUMAYRE

Edito

Nous voilà revenus au calendrier d'antan…

Les dictons traditionnels ont retrouvé tout leur sens, à la St Michel l'appeau, à la saint Luc le grand truc, à la saint Martin la fin.
 
Cette année les palombes ont respecté le calendrier traditionnel, base de tous les dictons des paloumayres d'antan. Mais si ce fut une très bonne année pour beaucoup, ce ne fut pas le cas pour d'autres, notamment dans le piémont pyrénéen ou la vallée du Rhône qui n'ont eu qu'un passage médiocre, (voir article de P. Verdet, Le très grand truc de la Saint Luc). Les chasseurs traditionnels aux filets ont quant à eux regarni leurs volières et parfois même dépanné les copains, mais seuls ceux placés sur une zone constituée par la Dordogne et le Lot-et-Garonne, une partie de la Gironde et des Landes ont réussi à tirer leur épingle du jeu, les conditions climatiques ont largement contribué à cet état de fait. La neige qui s'est invitée très tôt dans les Pyrénées a fait barrage aux migratrices qui se sont répandues dans tout le massif forestier des Landes de Gascogne et qui l'ont alimenté en rôdeuses très tôt dans la saison. Le maïs encore sur pied au 20 novembre n'a pu leur servir de nourriture, les palombes se sont donc concentrées dans les chênes, profitant d'une glandée exceptionnelle. C'est donc une très bonne saison pour ceux qui chassent dans les chênes, ce qui va remonter le moral des paloumayres ! Après plusieurs années médiocres, ils sont de nouveau remplis d'espoir pour la saison prochaine. Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément, alors sachons profiter de ce que nous donne la nature en gardant derrière la tête qu'elle peut nous reprendre d'une main ce qu'elle nous a donné de l'autre. Pour exemple la disparition du moineau domestique : Qui aurait pu croire à la raréfaction du moineau en seulement quelques années tant les populations étaient dynamiques et commettaient des nuisances pas toujours appréciés les citadins. Une espèce si commune et prolifique que personne n'aurait pu croire à sa disparition dans un délai si court. Soyons donc
vigilants, et pensez à ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir des palombes sur leur cabane cette année.
Je voudrais également remercier et féliciter les vrais paloumayres qui après avoir dépanné gratuitement les copains, ont relâché les palombes qu'ils avaient en trop dédaignant tuer celles prises au filet. Peut-être les rattraperont-ils l'année suivante, elles ou leurs descendantes.
Au nom de toute l’équipe de palombe&Tradition, je voudrais vous présenter tous mes vœux pour cette nouvelle année. Que 2009 soit aussi bonne pour tous ceux qui ont vu beaucoup d’oiseaux et meilleure que la précédente pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir des palombes sur leur tête.

Philippe Ducos, rédacteur en chef

Palombière : une seconde vie pour jeunes retraités!

Il n'y a plus d'âge pour entrer en palombière. A soixante ans passés, deux amis se sont mis dans l'idée de construire une chasse dans les Landes Girondines.

Une envie en forme de défi qu’ils expliquent simplement et sans rien cacher de leurs motivations.
 
Ils sont deux jeunes retraités. A peine soixante ans et forts d’un temps libre qu’ils veulent occuper au mieux.
Chasseurs, ils pratiquent le faisan à l’ouverture, la bécasse en période froide et le grand gibier dans des équipes parfaitement organisées.
Passionnés de chasse nos deux amis ? Certes ! Mais pas au-delà des pratiques raisonnables… Pourtant, depuis quelque mois, ils se sont mis en tête d’installer une palombière en commun. Ils connaissent toute la complexité de l’entreprise et c’est justement à cause des difficultés déjà répertoriées qu’ils se lancent dans l’aventure. Comme on relève un défi après un pari de fin de soirée.
« Nous allons dans des palombières chacun de notre côté en tant qu’invité. La chasse nous plaît, les techniques nous intéressent et ce sera le moyen de rassembler la famille et les amis autrement », explique Fernand, le plus âgé de deux.
Tout est résumé en une phrase. Il s’agit bien, pour nos deux compères, d’une aventure qui dépasse les limites simples de la chasse. Une forme d’ouverture sur la société rurale dans laquelle ils vivent tous les deux, à l’ombre des pins des Landes Girondines qui vont se perdre dans l’immensité de cette forêt de Gascogne si bien balisée [...]

Débardage à cheval dans une palombière

Non, nous ne sommes pas revenus au début du siècle dernier, nous sommes bien en 2008!

Nous n'avons pas encore épuisé toutes les ressources de pétrole, et pourtant j'en connais quelques-uns qui, prévoyants font un retour en arrière et utilisent de nouveau le cheval pour débarder. Sont-ils des utopistes qui prennent les devants, ou bien des arriérés qui refusent le progrès ? Rien de tout ça, le débardage à cheval a bien des avantages dans certaines circonstances et peut rivaliser avec le tracteur.
 
Tombé en désuétude à l'avènement des tracteurs et autres engins forestiers, le cheval de trait refait son apparition en forêt landaise dans les cas où le tracteur de débardage ferait trop de dégâts, et là vous voyez tout de suite où je veux en venir, bien sûr, autour des palombières. Marcel Cazeaux chasse la palombe au filet dans les Landes Girondines, dans une vielle chasse où chaque arbre et chaque arbuste à sa raison d'être pour le paloumayre. Mais quand la tempête est passé par là, il a bien fallu prendre la décision de sortir le bois. Ce n'était pas très beau à voir, mais il « restait » encore assez de d'arbres pour chasser. Comment faire pour débarder tout ce bois en faisant le moins de dégâts possible? « Les engins de débardages vont tout me « barguer » et il faudra des années pour effacer les stigmates de la tempête » ronchonne Marcel, au cercle où il passe régulièrement pour voir ce qu'ont fait les copains à la chasse. « Il faudrait débarder à la mule comme autrefois », lance un des compères de bistrot. Cette boutade n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, et Marcel se lance à la recherche d'un muletier. C'est alors qu'il fait la connaissance de Laurence, originaire de la région Lyonnaise installée dans la région et sympathisante écolo, voire antichasse. Elle ne travaille pas avec une mule, l’animal traditionnel devenu très rare dans la forêt landaise, mais avec un trait Breton, cheval lourd et puissant adapté à ce type de travail [...]

 

Migration - En rêvant d'un nouveau 2007

Comment les oiseaux défileront-ils cette saison dans le ciel des paloumayres? Mystère, mais les informations sur la reproduction sont plutôt bonnes dans le nord de l'Europe.

Personne n'a oublié la migration 2007. Ce passage à l'ancienne pourrait-on dire, avec un premier arrivage précoce, un petit coup de froid en guise d'aiguillon à la mi-octobre et le grand déballage quasiment à la Saint Luc. Souvenez-vous. Dès le 3 octobre, les paloumayres de Dordogne en train de fignoler le camouflage de leurs cabanes avaient aperçu de belles volées défilant paisiblement sur leurs bois. Puis le 8 octobre, un premier grand mouvement migratoire avait surpris tous ceux qui n'étaient pas prêts. Il est vrai que nous étions habitués depuis plusieurs saisons à une amorce tardive. Mais cette fois, tout était redevenu comme avant, avec un net rafraîchissement des températures sur l'Europe centrale et l'Europe du Nord dès la mi-septembre et les premières gelées blanches sur le centre de la France à la mi-octobre. 
Portés par un bon vent de nord-est, nos chers oiseaux bleus se ruèrent littéralement sur les Pyrénées à des hauteurs considérables les 19 et 20 octobre. Rappellez-vous du million de palombes comptabilisé le samedi 20 octobre au seul poste d'observation de Lindux par les ornithologues d'Organbidexka Col Libre. Avec un vol immense, gigantesque, de 250 000 oiseaux déroulant son tapis bleu pendant d'interminables minutes.
Comment les oiseaux défileront-ils cette saison dans le ciel des paloumayres? Mystère, mais les informations sur la reproduction sont plutôt bonnes dans le nord de l'Europe [...]

 
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