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Palombe&tradition N°23

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
APRES KLAUS - La passion est la plus forte
PALOMBE & RUGBY - Jacques CAZAUMARTIN : Histoire de deux passions
SOCIÉTÉ - La place des femmes au cœur de la passion
APRES KLAUS - Les paloumayres de Luxey veulent encore chasser
ETRANGER - Au Mexique: La palombe est toujours l’oiseau sacré des indiens mayas
Les oiseaux de nos forêts
Dictionnaire Universel d’Agriculture et de Jardinage
TECHNIQUE - Les sols ou pantes horizontales
PORTRAIT - Mickey Balès
Trois questions à un spécialiste
LES ARBRES  - Les problèmes sanitaires sur le pin maritime
GIFS - Balise argos: une migration tardive
La tête dans le ciel…
ITALIE - PROJETTO COLOMBACCIO
LES RECETTES DU PALOUMAYRE

Edito

Et pourquoi ne pas replanter une autre essence ?

La dernière tempête subie par les sylviculteurs du sud-ouest pourrait bien remettre en question les modes de culture et l’hégémonie du pin maritime dans le massif des Landes.

Serait-il temps de repenser un mode de production forestière plus en adéquation avec la nature? La monoculture du pin maritime, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, montre ses limites. Mais que faire? Depuis Brémontier, en 1784, le pin maritime est devenue la norme, pourrait-on envisager d’autres essences d’arbres ? Il faut dire que les espèces adaptées au sol landais ne sont pas pléthore mais quelques-unes pourraient être expérimentées. Je pense à des espèces locales déjà exploitées au début du siècle dernier comme le chêne liège qui avait fait la fortune de certains secteurs du sud-ouest avant que la production ne soit délocalisée au Portugal. Les applications du liège sont nombreuses, outre la bouchonnerie, une tradition de l’Albret (Nérac - Mézin - Lavardac), le liège peut être utilisé comme isolant phonique ou comme plaques décoratives. Je pense aussi à l’acacia, une espèce peu exigeante en  matière de sol qui pousse très bien dans le sable et dont les applications sont nombreuses. Du traditionnel piquet, utilisé pour les clôtures ou les montants de couloir de palombière, mais aussi au parquet dont le veinage jaune est très décoratif. Sans compter sur ses qualités mécaniques, très résistant, l’acacia est imputrescible, d’ailleurs il commence aussi à être utilisé pour le mobilier de jardin pour lequel il peut sans complexe remplacer le teck importé d’Asie, dont la «culture» commence à poser des problèmes environnementaux. L’acacia une fois coupé rejette de la souche et peut repartir pour une génération de plus sans être replanté. Bien sûr, je jette ici sur le papier quelques exemples sans aucune approche scientifique mais des spécialistes pourraient étudier d’autres essences qui seraient une alternative au pin maritime. Ce serait alors pour moi qui suis née dans la forêt de pins un crève-cœur, comme cela a dû l’être en 1800 pour tous les amoureux des marais et des dunes quand ils ont vu apparaître les premiers pins, alors peut-être faudra-t-il en passer par là?

Philippe Ducos, rédacteur en chef

SOCIÉTÉ - La place des femmes au cœur de la passion

Comment les épouses de chasseurs vivent-elles la passion de leurs maris? La plupart du temps, elles acceptent leur condition avec bonheur. Et parfois, elles participent activement à la vie de la palombière.

L'homme, le ton jovial et la quarantaine grisonnante, marque un temps d’arrêt devant l’aspect inattendu et un peu indiscret de la question. Dans sa cabane des bords de ruisseau, un filet d’eau typiquement landais, il se cale dans une posture à peine désinvolte, sans intention de se défiler mais en pesant l’articulation de ses mots.

«Ma femme m’a-t-elle quitté à cause de ma passion pour la chasse à la palombe? Je dois avouer que je ne me suis jamais posé la question en ces termes. Cela a-t-il joué dans la dégradation de nos relations? Effectivement! Elle a sans doute eu beaucoup de mal à accepter mon mode de vie, sa vision de la ruralité était plus…romantique. Elle a toujours vécu en ville et je crois qu’elle a été déçue, ma campagne ne correspondait pas du tout à sa réalité. A la mort de mon père, J’ai repris la suite à la palombière. Pour moi, cela voulait dire plus de boulot et plus de responsabilités. Avant, c’était lui qui s’occupait de tout! Moi je venais pour les gros travaux et au moment de la chasse. C’était la belle vie. Après sa disparition, il a fallu assumer et passer beaucoup de temps… Ça a joué dans la dégradation de nos relations, c’est une certitude.»
La blessure s’est-elle refermée? Notre chasseur, tombé en palombière dès son plus jeune âge, assure que le plus dur est maintenant derrière lui. Depuis, il a reconstruit sa vie sentimentale. «Mais avec quelqu’un qui accepte et partage ma façon de vivre.» Au moment de terminer l’entretien, il ajoute quand même que si son épouse actuelle lui avait demandé de sacrifier tout ou partie de sa passion il aurait sans doute accepté «certaines concessions». Quant à savoir lesquelles… Il préfère ne pas avoir eu à y penser. Fin de la conversation sur le sujet et retour aux comptes de résultats de la campagne passée […]

APRES KLAUS - La passion est la plus forte

Après le passage de la tempête Klaus, la forêt n’en finit pas de panser ses plaies à fractures ouvertes. Très touchés selon divers sondages et enquêtes, les paloumayres sont désormais liés au dégagement des chablis.

Depuis plusieurs années, Jacques Roux chassait la palombe du côté d’Allons (Lot-et-Garonne), chez Gérard Gardère. Après le passage de Klaus, l’imparfait est hélas de ri-gueur, pour le président de l’Acca de Giscos (Gironde). Leur coin de paradis a été ravagé. Ils marchent désormais sur un champ de ruines. Ici, la forêt n’est plus qu’une clairière où quelques arbres ont survécu. Penchés, tordus, étêtés. Le vent s’est engouffré dans la palombière nichée au creux du massif des Landes de Gascogne, soufflant tout sur son passage. Poussés à bout, déracinés, battus, vaincus, humiliés par les rafales, les pins ont tout entraîné dans leur chute, offrant un insoutenable spectacle de désolation. 
Le constat est le même dans les arrondissements gersois de Condom ou Mirande, dans le sud Gironde ou dans les Landes. Là, la forêt est à l’agonie. «C’est comme après un bombardement», déplore Philippe Duthil, président de l’Acca de Le Sen (Landes). «Ça vous prend aux tripes», commente-t-il sur les restes de l’installation de Marc Bujon. Presque rien à sauver. Un enchevêtrement résineux de troncs, branches, câbles, morceaux de tôles et matériel de récupération ramené au fil des ans. C’est la boule au ventre, le moral en berne que les paloumayres ont passé l’hiver. «Comme si nous avions perdu quelqu’un de la famille et que nous étions en deuil», commente l’un d’eux […]

 

TECHNIQUE

Les sols ou pantes horizontales -

Où et comment installer son ou ses sols dans le bois autour de la palombière?

L’emplacement du sol est un choix toujours difficile et pourtant primordial pour espérer une bonne réussite. Les palombes ne veulent pas descendre par terre n’importe où et sur n’importe quel type de terrain.
Il vaut mieux que le sol soit situé sous ou près d’un endroit de pose naturelle.

Si l’un des plaisirs de la chasse à la palombe au filet est d’arriver à les charmer et les amener sur les quelques mètres carrés de son sol, plus elles se posent près du sol, plus la tâche est, en général, aisée. Donc avant d’installer un sol, il est souvent préférable de savoir où les palombes se posent en priorité autour du poste. Bien sûr, lorsqu’un paloumayre aguerri installe une nouvelle palombière, il a, au premier coup d’œil, une idée assez précise de ce que seront les poses. Il installe en général un ou deux sols, mais il n’est pas rare qu’au bout de 2 ou 3 saisons, il modifie ou augmente le nombre de ses installations pour être au plus près des zones de pose. Bien sûr, il ne s’agit pas que le sol soit obligatoirement sous les 3 arbres où se posent les palombes, avec un bon appeau de cabane et quelques roucoulades bien dosées, les palombes s’approchent assez rapidement. Aujourd‘hui une nouvelle technique à même vu le jour, les volières à proximité des sols. Deux ou trois palombes dans une volière de 5 à 10 mètres de long, qui volent à la demande, sans affolement, sans aller taper trop fort contre le grillage et qui restent calmes lorsque les palombes commencent à descendre, sont un moyen très efficace pour faire venir les belles bleues les plus méfiantes, souvent de très loin […]

 
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