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Palombe&tradition N°25

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
Les codes sifflés en palombière.
PALOMBE ET RUGBY - Francis Delteral.
PORTRAIT - Johane Perchicot un homme de cœur.
MIGRATION 2009 - Bizarre, vous avez dit bizarre?
LE MAL BLEU - «Ce n’est pas une maladie!»
SOCIÉTÉ - Le syndrome de la cabane.
PASSION - Réflexions d’un chasseur en cabane à Larrau.
PORTRAIT -  Michel Etcheverry: La voix des palombes.
CALENDRIER 2010
INTERVIEW - Regards imaginaires pour points de vue différents.
Autour d’elles... je ne veux qu’ailes.
DOSSIER - L’étude isotopique des plumes.
KLAUS - Un an après.
La tête dans le ciel…
ITALIE - Octobre 2009: une saison à oublier!
LES RECETTES DU PALOUMAYRE

Edito

Mais où sont-elles passées?

Pas sur ma palombière en tout cas! Je les ai attendues toute la saison du 1er octobre au 11 novembre en vain, puis j'ai démonté avec un tableau de 14 palombes, celles qui étaient dans le bois autour de la palombière, mais j'en ai quand même pris 5 au filet, et une par une, s'il vous plaît!

Depuis que je chasse, cela fait 37 ans à cette même palombière, c’est la plus mauvaise campagne que j’ai vécue, j’ai épluché le carnet de palombière sur lequel je note tout, la campagne 2009 sera à marquer d’une pierre «noire». Habituellement, je ne donne jamais le score de la saison, de peur de choquer ou de me rendre ridicule, selon que l’on se place d’un coté ou de l’autre, mais cette fois-ci je ne risque pas de passer pour un viandard. J’ai fait le tour de mes connaissances dans la région, le constat est le même partout, peu de palombes. Il semblerait que dans l’ouest de la Gironde, les paloumayres aient tiré un peu mieux leur épingle du jeu, mais l’axe traditionnel a été «sinistré» au point qu’on devrait peut-être demander une subvention européenne compensatoire exceptionnelle pour manque de passage. J’ai appelé les collègues italiens correspondants de la revue, ils n’ont toujours pas vu la 1ère palombe, alors où sont-elles passées? Les cols pyrénéens ont fait une saison convenable, comme Osquich qui lorsque j’y suis allé était au niveau de prélèvement de l’an dernier, peut- être même plus. Il semblerait également  que la vallée du Rhône ait été très bien desservie, de même, les chasseurs au vol de l’Hérault qui ne sont pas en palombière auraient réalisé une excellente saison.


A propos des prévisions du Paloumayre…

Vous avez pu constater que notre prévisionniste maison était cette saison quelque peu à côté de la plaque. J’espère que vous ne lui en tiendrez pas rigueur, pas plus qu’on reproche à une voyante les prédictions qui se sont révélées fausses. Mais les prévisions n’engagent que ceux  qui y croient. J’ai d’ailleurs reçu quelques mails ironiques à ce sujet, mais les gens ont la mémoire courte et se souviennent peu de ce qui marche et qui leur a servi et fustigent le reste. Ici rien de surnaturel, Jean-Patrick Barnabé se base sur la lune et un savant calcul que je suis incapable de vous décrire lui permet de savoir quelles journées sont les plus favorables au passage. Pour avoir chassé quelques années avec un météorologiste de Météo France qui ne croyait pas du tout à la lune et qui ne voyait que par ses supers ordinateurs, les plus puissants de France, avec le temps je m’aperçois que ni Météo France ni madame Soleil n’arrivent à prévoir avec certitude le temps qu’il fera. Mais le temps et le passage étant liés, l’incertitude du temps et du passage n’est-elle pas une composante essentielle de la chasse à la palombe? Si on connaissait tout à l’avance, croyez-vous que l’on prendrait autant de plaisir à se lever avant le jour tous les matins pour aller à la palombière, cela deviendrait une corvée et on s’en dégoûterait vite.

Sans faire injure aux «météos», en matière de prévisions, nous sommes abreuvés en permanence de prédictions qui se contredisent les unes après les autres et nous finissons ainsi par oublier la précédente. Alors, s’il vous plaît, un peu d’indulgence avec notre «voyant» maison qui comme tout les prévisionnistes tombe parfois juste.

Robert Niéto, directeur de la publication

L'étude isotopique

des plumes : 

Une première en Europe

«Palombe et Tradition» s’est procuré auprès d’Hervé Lormée la traduction du document rédigé par le Service canadien de la Faune Sauvage et l’ONCFS en partenariat avec le GIFS et la Fédération des chasseurs du Nord. La technique s’avère prometteuse pour nombre d’espèces migratrices européennes.

L’utilisation des signatures isotopiques dans les plumes comme traceur géographique coupe court à certains points de vue. Analyse… 
Le travail est titanesque. Les auteurs et tous ceux qui ont contribué au rapport (lire en encadré) ont effectué une tâche jusque-là jamais réalisée. La détermination de l’origine géographique des pigeons ramiers, Columba palumbus, hivernant en Europe de l’ouest à l’aide des isotopes stables a nécessité une mobilisation aussi bien sur l’Hexagone, qu’en Corse et sur la péninsule ibérique. Pour l’Europe, il s’agit d’une première. Car ces dernières années, plusieurs études ont été menées au moyen du ratio isotopique de l’hydrogène stable dans les plumes des oiseaux afin d’identifier la position géographique de sites clefs comme des sites de nidification, d’hivernage [...].

Bizarre.

Vous avez dit bizarre?

Sans doute liée à des conditions météorologiques en dents de scie, la migration 2009 a été peu abondante dans le grand sud-ouest, pour ne pas dire la plus     mauvaise de l’histoire contemporaine. Heureusement, dans le sud-est la saison a été très belle. 

Après un été beau et sec, tout commença dans une chaleur exceptionnelle. Les premiers jours d’octobre, «Grace», une tempête tropicale remontée des îles Canaries pour venir mourir dans le Golfe de Gascogne provoqua des tempèratures exceptionnelles à une période où traditionnellement les matinées et les nuits se font plus fraîches. Le mercure flirtait quotidiennement avec les 30 degrés dans les Landes et le Pays Basque et montait même jusqu’à 33 degrés en Ariège. Il ne passait pas un pinson sur nos bois lorsque on nous apprit qu’un gros rafraîchissement descendant de Scandinavie et d’Europe centrale allait nous surprendre. 
En effet, après une petite perturbation, on passa en quelques jours du maillot de bain à la doudoune. Les vents montés au nord, nord-est le 12 octobre amenèrent les premières gelées blanches et en suivant les premiers oiseaux. Des oiseaux un peu affolés par ce brutal coup de froid à l’image des grues qui se mirent à déferler en vagues serrées sur tout le grand sud-ouest, comme les grives et enfin les premières palombes. Comme sur le littoral méditerranéen balayé par le mistral et la tramontane, les vols bleus se mirent à défiler aussi sur le Massif Central, l’ouest de la Dordogne et du Lot et Garonne, l’est de la Gironde et le coeur des Landes. Immédiatement, la migration traça sa voie sur le fameux couloir central qui plus encore que les années précédentes allait faire naître de nombreuses interrogations et inquiétudes. Pourquoi alors que le temps était redevenu beau, tous les oiseaux se concentraient sur cet axe de plus en plus étroit? Un axe passant par le nord-ouest de la Corrèze et le sud de la Haute-Vienne, la vallée de l’Isle et le Riberacois, pour filer vers Lalinde et Bergerac avant de se glisser entre Marmandais et [...]

 

Rendre visite

aux voisins de chasse?

Rien n’est plus difficile que de quitter sa cabane, en pleine migration, pour aller en d’autres lieux.

Mais la chose s’aborde différemment suivant qu’on est propriétaire du bois, «maître» de cabane ou «actionnaire» de la chasse. Du statut d’invité, auquel on répond assez facilement, on peut aussi devenir visiteur improvisé, démarche plus osée et plus aventureuse, surtout si c’est une première!
Au mois de septembre, quand la fièvre monte, les promesses de visite fusent: 
«Je te promets, cette année, je vais venir voir! 
-Quand tu veux, tu seras le bienvenu. Tu peux venir la veille, il y a de la place à la maison!
-Eh bien d’accord. Tu peux compter sur moi».
La petite histoire, très usitée entre chefs de cabane se passe donc juste avant la chasse. Mais chacun sait qu’une cabane se doit de n’être jamais prête pour le début de la migration! Il faut remonter les derniers appeaux, couper encore quelques branches, affiner le taillis, camoufler les kiosques, préparer le sol, finir de dresser le semi-volant…bref, du boulot! Et le temps passe, jour après jour. On ne s’appelle plus, pas l’esprit à ça, l’esprit est pris…ailleurs! On va encore rater la St Michel! Et c’est fichu, adieu la visite chez le copain, on verra ça l’année prochaine!
Au hasard d’un coup de fil, quelques-uns se retrouvent et après quelques excuses rapides, passent vite au vif du sujet: «Tu en as vu? Ah oui, et elles posent chez toi? Non, chez moi non plus!» En fait, on visite plus souvent les palombières des autres au téléphone que sur le terrain! Il y a Internet aussi avec les mails et le site. Il existe aussi les points de rencontre du soir où l’on se retrouve régulièrement, à condition de ne pas habiter à des dizaines de kilomètres! Ou alors, il faut dormir sur place quelques jours en semaine et rentrer de temps en temps à la maison. Car la rencontre entre cabanes, c’est important mais sauver son couple aussi! En ces lieux magiques, on revit la pose ou la «cagade» du jour [...]

 
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