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Palombe&tradition N°26

SOMMAIRE

L’ÉCHO DES CABANES.
DOSSIER - Interrogations sur une saison anachronique
Courrier d’un lecteur
HIVERNAGE - Un bon hivernage
PALOMBE ET RUGBY - Jacky et Gérard INDURAIN
REPORTAGE - Une palombière pédagogique
ELEVAGE - La reproduction en volière
PORTRAIT - Jean GARAT
ECHO DE LA FORËT - La chenille processionnaire du pin
Autour d’elles… - Sacré pouvoir de survie!
HISTORIQUE - Domiciles et stations
Pierre et Jean, deux chasseurs non pas imaginaires mais bien de notre époque
SOCIETE - Léguer une palombière
COMPARATIF - L’œillére: Aluminium ou plastique
La tête dans le ciel…
ITALIE - La chasse traditionnelle à la palombe
LES RECETTES DU PALOUMAYRE
Droit de réponse

Edito

«22 ans et toutes ses rémiges…»

Cet édito est, je vous l’avoue, d’une extrême émotion.

En effet, la roue tourne, le vieux grognard (votre serviteur) fatigué lève le pied et cède les ficelles.
Toutefois, je vous confie, amis lecteurs, ce que j’ai de plus cher: mon ramereau.
Etudes supérieures, un an en Nouvelle-Zélande et Australie, plusieurs mois au Costa Rica, trilingue, désormais Pierre NIETO est le nouveau directeur de la publication du magazine PALOMBE&TRADITION. Ainsi en ont décidé les trois associés de la société EDIPASSION (Philippe DUCOS, Philippe LABAY et Robert NIETO) en lui vendant leurs actions.
Ce vent de jeunesse paloumayre risque de nous «décoiffer» un peu, nous, comité de rédaction d’expérience, d’ailleurs la nouvelle intégration  de signatures telles Mélanie DUPUY 22 ans, Benoît BOTTACIN 20 ans, Benoît CLAUDIN 22 ans sont des signes de dynamisme et d’ouverture évidents. Lors du prochain comité de rédaction seront soumis à la cooptation deux autres jeunes plumes passionnées…
 C’est un gage de l’adaptation à des évolutions actuelles (gestion de l’espèce, gestion pertinente des milieux, prise en compte écologique des biotopes, etc.), tendances dont nous devons reconnaître que nous avons un peu «loupé la marche» jusqu’ici. Pourtant ces angles de vue sont nécessaires si nous voulons pérenniser nos pratiques palombistiques.
 A l’heure où nous savons de façon certaine que la Palumba Columbus est chassée avec appelants dans de nombreux départements de ce pays, mais aussi en Scandinavie, Belgique, Grèce, Turquie, Italie, Espagne, Portugal, Angleterre, Ecosse et j’en passe, nous devons appréhender la gestion de l’espèce dans sa globalité Européenne.
 Aussi et comme disait un journaliste rugbistique célèbre:
«Allez les petits!», enfin sachez mes amis que ces jeunes sont tombés dans la marmite paloumayre étant petits.

 Adishats  et  cou  cou  coucou  cou…

Robert Niéto, directeur de la publication

Interrogations sur une saison anachronique

Après un passage réduit en octobre dans le sud-ouest alors que le littoral méditerranéen était exceptionnellement bien servi, des centaines de milliers de palombes ont déboulé fin novembre sur les Pyrénées. Même si l’hivernage a été très correct dans le sud-ouest, la saison  2009 restera marquée par un curieux repli vers le nord de nombreux oiseaux en pleine migration.

Depuis la fin de la saison traditionnelle, les paloumayres ne parlent que de ça. Mais où sont passées les palombes manquant à l’appel, aussi bien dans les carnets de cabanes amoureusement tenus depuis des décennies par les chasseurs, que dans les comptages officiels du GIFS ou des écologistes? La migration 2009 a laissé une impression bizarre dans les mémoires avec une chute des passages enregistrés sur l’ouest de la chaîne pyrénéenne, comme sur la majorité, pour ne pas dire la totalité des installations de chasse du grand sud-ouest. Pour mémoire, les compteurs du GIFS se sont arrêtés sur le chiffre de 1136847 oiseaux auxquels on peut ajouter cette saison moins de 50000autres recensés par Organbidexka Col Libre,  (OCL),  à Iraty. Même en 2006, la plus mauvaise année de toute l’histoire des comptages, on était tout de même arrivé à 1400000palombes dénombrées par le GIFS. Quand on sait que la moyenne se situe autour de 2millions de pigeons ramiers passant en Espagne par la Haute-Soule et le Pays Basque chaque automne, les chiffres de 2009 avaient de quoi inquiéter.[...]

La reproduction en volière

Beaucoup de paloumayres s’interrogent sur le pourquoi du comment de l’échec de la reproduction dans leur volière à palombes.  Après une vingtaine d’années d’élevage réussi, je voudrais leur apporter quelques conseils basiques qui, s’ils sont respectés, devraient rapidement les combler, peut-être même au-delà de leurs espérances. C’est en tout cas ce que je peux leur souhaiter!

Les couples

Si vous désirez faire de l’élevage amateur de palombes, il vous faudra dès le départ baguer chaque oiseau d’une bague de couleur différente, afin de mieux les différencier en période prénuptiale. La meilleure période pour sexer les oiseaux commence juste avant l’arrivée du printemps; cela dépend aussi de votre situation géographique car les accouplements commencent parfois dès le début de l’année dans les départements du sud de la France.  
Si tous vos oiseaux sont dans la même volière, les premiers chants des mâles vous permettront de les différencier des femelles supposées. Il vous faudra par la suite observer quels sont les oiseaux qui veulent s’accoupler. Parfois, plusieurs jours seront nécessaires afin de déterminer  que «tel» mâle voudrait s’accoupler avec «telle» femelle.
Notez bien les couleurs des bagues au fur et à mesure de vos observations, cela pourrait bien vous être utile quelques semaines plus tard.  
Observez les parades nuptiales des mâles qui font des courbettes aux femelles désirées, tout en roucoulant d’une manière parfois bizarre.
Certains mâles se font vite renvoyer en arrière par de violents coups d’ailes ou de bec laissant penser qu’il s’agit d’un autre mâle mais généralement, il s’agit bel et bien de femelles. 
Ayez soin de préparer un ou plusieurs box séparés pour accueillir vos futurs couples. En effet, le fait de laisser tous vos oiseaux dans la même volière, même en l’ayant préparée avec divers nids, vous amènera au départ beaucoup d’espoirs, puis par la suite, encore plus de déceptions. [...]

 

La Chenille processionnaire du pin

Quand on parcourt la forêt landaise, on ne peut pas ne pas remarquer que certaines parcelles, épargnées par la tempête de janvier 2009, sont complètement roussies, comme si un incendie était passé par là. La cause: une attaque particulièrement violente de chenilles processionnaires.

Qui est cette chenille?
Comme tous les parasites de la forêt (insectes, champignons, etc.), la chenille processionnaire est présente en permanence sur le massif. On la remarque surtout lorsqu’il y a des pics d’attaques. En fait, en période normale, les deux manifestations visuelles que l’on va voir sont des nids d’hiver, ces gros cocons soyeux dans lesquels les chenilles passent l’hiver à l’abri du froid et les processions, ces cordons de chenilles qui se déplacent sur les routes et les chemins et qui vont s’enterrer en fin d’hiver.
Il existe deux types de chenilles processionnaires, celle du pin qui s’attaque à tous les pins qu’ils soient maritimes, noir d’Autriche, Laricio de Corse, Laricio, Sulzmann, insignés, Sylvestre, d’Alep, mais aussi aux cèdres. Et il y a la processionnaire du chêne qui s’attaque exclusivement aux chênes, provoquant des défoliations aussi spectaculaires que chez le pin.[...]

 
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